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Le plaisir des Arts au siècle des Lumières

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Le plaisir des Arts au siècle des Lumières 17 Mai - 17 Juin 2006 Galerie Armengaud 19 rue du Bac 75007 PARIS




Au début du XVIIIème siècle, Philippe d’Orléans Régent de France et tuteur du jeune Louis XV s’installe au Palais Royal dans l’ancien Palais Cardinal.

Bon musicien, excellent peintre, fin gourmet, travailleur acharné et libertin par principe, sa maîtresse lui dira : « Monseigneur vous n’aimez pas la débauche, c’est le bruit qu’elle fait qui vous enchante ». Le régent aime les arts. Vivant loin de Versailles, c’est le « tout Paris », celui des Princes, des « Roués » de la Noblesse de robe, des aventuriers et des courtisanes qui imitant Philippe, dépense sans compter pour les parures, le mobilier, les arts de la table et les voyages.

Les trésors rapportés d’Asie et principalement de Chine par les marchands enrichissent les décors de tapisserie, de paravent, des meubles laqués, des tissus, des papiers peints ou encore dans les arts décoratifs. Les petits « cabinets » croulent sous les chinoiseries. La venue d’une imposante ambassade du Siam puis le Grand Turc et des « folies vénitiennes » agite la bonne société très friande d’exotisme. La comédie italienne et ses danseuses peu farouches attirent les petits marquis. Watteau puis Boucher, Fragonard, Hogarth en Angleterre, Giandominico Tiepolo et Guardi en Italie, peindront ces embarquements pour Cythère, ces soupers licencieux, ces invitations où tous les luxes côtoient délicatesse et libertinage.

Dans cette première période du XVIIIème siècle, le négoce de l’art s’est développé prodigieusement pour atteindre une nouvelle portée avec ces nobles anglais qui se sont faits un devoir d’accomplir le Grand Tour une fois dans leur vie en visitant notamment l’Italie. Ceux-ci ont ramené de leurs voyages des tableaux, des sculptures et des objets rares. Le ton a ainsi été donné mais rappelons que deux siècles plus tôt, les échanges entre l’Asie et l’Europe s’étaient déjà considérablement affermis et que tout un réseau s’était créé progressivement, s’accompagnant de nouvelles habitudes commerciales.

A l’occasion du Carré Rive Gauche, l’antiquaire Guirec ARMENGAUD et le peintre Hippolyte ROMAIN se sont associés pour rendre hommage aux grands marchands merciers du siècle des lumières tels que les Creuzat ou les Gersaint qui influençaient la mode au gré de leurs trouvailles et vendaient dans leur boutique des choses aussi diverses que des tableaux, des dessins, des objets de laque, des porcelaines de Chine ou encore des curiosités naturelles. Ensemble, ils vont faire revivre ces alliances du beau et de la volupté au milieu d’objets rares choisis avec passion et de tableaux réalisés par le peintre.
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Last modified 2006-05-19 05:34 PM
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